-
1 ProduitLook 1
-
1 ProduitLook 2
-
1 ProduitLook 3
-
2 ProduitsLook 4
-
2 ProduitsLook 5
-
Look 6
-
Look 7
-
Look 8
-
Look 9
-
Look 10
-
Look 11
-
Look 12
-
Look 13
-
Look 14
-
Look 15
-
Look 16
-
Look 17
-
Look 18
-
Look 19
-
Look 20
-
Look 21
-
1 ProduitLook 22
-
Look 23
-
Look 24
-
1 ProduitLook 25
-
Look 26
-
Look 27
-
Look 28
-
Look 29
-
Look 30
-
Look 31
-
Look 32
-
Look 33
-
Look 34
-
1 ProduitLook 35
-
1 ProduitLook 36
-
1 ProduitLook 37
-
1 ProduitLook 38
-
1 ProduitLook 39
-
Look 40
-
Look 41
-
Look 42
-
Look 43
-
Look 44
-
Look 45
-
1 ProduitLook 46
-
Look 47
Cette collection marque un tournant, à la fois personnel et créatif. À l'âge symbolique de 30 ans, et après sept années – l'âge de raison – passées à bâtir sa maison de mode, Marine Serre atteint une maturité où l'audace de ces quarante-sept silhouettes s'affirme davantage. Les silhouettes ont évolué : gracieuses, structurées, mêlant sensualité et force. Une stature puissante, une taille cintrée, des références à la femme fatale des années 1950 et 1980.
Le premier look est l'iconique combinaison catsuit portée par notre mystérieux personnage masqué, faisant référence à Irma Vep – l'une des premières héroïnes modernes de l'histoire du cinéma. Le cuir tatoué de croissants de lune devient un langage, une second skin qui sculpte le corps avec précision. Une robe midi en cuir aux épaules futuristes incarne la tension entre puissance et désir. Une robe couture structurée confectionnée en cuir upcyclé, provenant de pantalons de motard, porte en elle la mémoire de la vitesse et de l'adrénaline. Le cuir occupe une place prépondérante dans la collection. Le sac AURORA, les escarpins MS CRUSH et une collection capsule de bijoux, à mi-chemin entre ornements tribaux et accessoires archétypaux, viennent parfaire cette panoplie de femme fatale.
Pilier de l'éco-futurisme, Marine Serre adopte une démarche durable à travers l'upcycling qui dépasse le vêtement : dix pièces couture réinventent des pièces de monnaie, des médailles, des montres anciennes et des fourrures dormantes, nous rappelant la dimension sauvage d'un monde ayant oublié son lien avec la nature. Des objets dépouillés de leur valeur commerciale qui, juxtaposés sur une robe couture, retrouvent leur valeur ornementale. Des bracelets de montre soulèvent des questions sur le temps dans un lieu associé à l'argent. Marine Serre mène une forme de fouille archéologique transgénérationnelle permettant à des fragments d'histoire d'émerger sous une forme d'éco-activisme. L'imagination au service de la transformation. Et à chaque fois, des correspondances s'opèrent entre le prêt-à-porter et les pièces couture, avec une pratique créative destinée à relier la rue et le tapis rouge.
La collection passe du blanc au noir dans une radicalité architecturale et laisse peu de place à la couleur. Un rouge profond domine, vibrant d'une énergie oscillant entre passion et puissance. Le survêtement en velours carmin, taillé pour les tapis rouges, fusionne l'élégance de la matière et la sophistication d'une coupe sportive. Mesh rouge et satin complètent la palette. La dualité entre le réel et l'illusion, entre le concret et l'abstrait, est un hommage vibrant à l'univers de David Lynch. La collection s'inspire de la Red Room de Twin Peaks, cet espace où le temps et la logique se distordent, où le sol à chevrons noir et blanc semble défier toute stabilité. Comme dans la série culte, Marine Serre nous invite dans un monde où les frontières entre réalité et fiction s'estompent, où les vêtements deviennent des portails vers d'autres réalités où chacun incarne le personnage qu'il rêve d'être.
Au cœur de cette collection, le trompe-l'œil devient un langage. Marine Serre joue avec la perception, créant des silhouettes où les apparences se troublent, où les textiles imitent les textures, comme en témoignent l'imprimé lingerie ou les nuisettes encapsulées. Cette saison, Marine Serre explore l'illusion sous toutes ses formes, brouillant les frontières entre apparence et réalité, entre structure et fluidité. Une doudoune oversize, hommage à André Leon Talley, s'impose avec une assurance monumentale et évoque le mobilier Chesterfield. Le nylon recyclé, façonné avec précision, reproduit l'éclat du cuir et le bouton devient une broderie Moon. Le trench-coat, archétype du vestiaire classique, devient une construction modulaire de pièces superposées. Et la doudoune s'approprie les codes du trench pour accéder à un nouveau statut. Dans cette collection, l'illusion ne dissimule pas : elle révèle.
Une collection où chaque ligne, chaque volume, chaque détail raconte l'histoire d'une Marine Serre arrivée à maturité. Radicalité, structure et grâce : une invitation à regarder au-delà des apparences, à questionner ce que nous croyons tangible et à embrasser l'incertitude avec audace.
LA MUSIQUE
La musique, composée par Para One, donne le ton avec une ouverture hypnotique et captivante. Le morceau évolue ensuite avec un hommage appuyé à Badalamenti, renforçant la référence à Lynch, et s'achève sur un final d'une grande intensité émotionnelle, tel un moment de connexion spirituelle partagée, signature de la maison.
- StylismeBenoit Bethume
- CastingWilliam Lhoest
- MusiquePara One
- FilmTess Lochanski
- Production filmIconoclast
- LookbookArnel Ian Dela Gente
- Direction du mouvementRyan Chappell
- CoiffureAli Pirzadeth
- MaquillageJaneen Witherspoon
- ManucureAnais Cordevant
- ProductionAgence Spotlite
- SponsorsMake Up For Ever, Manucurist, Bumble & Bumble, Ophy Eyewear